La Chine de Chine

18 juillet 2013

Pour continuer à me lire, rendez-vous sur mon autre site hébergé sur overblog !

Un grand salut à toutes et à tous,

 

Après plusieurs mois de repos, je vais reprendre la rédaction de quelques articles (toujours sur la Chine) dans les prochains jours ou dans les prochaines semaines. Pour celles et ceux qui souhaitent continuer à me lire, rendez-vous sur mon autre site : http://wangyoann.over-blog.com/

Bonne lecture et à bientôt.

 

Wangyoann

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01 mars 2012

« The Artist » aussi à la une des journaux chinois.

 Voici ci-dessous quelques unes de journaux chinois. La plupart d’entre eux ont fait leur une avec le formidable succès du film français « The Artist ». Les photos sont souvent les mêmes, notamment celle où l’on voit Jean Dujardin avec Meryl Streep. En Chine aussi les oscars sont largement suivis par les médias écrits et audiovisuels.

oscar 2 neimeng chenbao 

Source:  内蒙晨报 (Neimeng chen bao) (Les Oscars! Enivrés! Succès complet pour "The Artist")

oscar 3 Nanyang wanbao

Source: 南阳晚 (Nanyang wanbao) ("The Artist" est le grand vainqueur de la cérémonie des Oscars)

oscar chang bao

Source: 晶报 (Jing bao) (Rires orgueilleux pour "The Artist")

oscar Shenzhen wanbao

Source: 深圳晚报 (Shenzhen wanbao) (Cette cérémonie des Oscars fut attachée au passé)

oscar Yangcheng wanbao

Source: 羊城晚报 (Yangcheng wanbao)

Sources : 晶报 (Jing bao), 内蒙晨报 (Neimeng chen bao), 南阳晚报 (Nanyang wanbao), 深圳晚报 (Shenzhen wanbao), 羊城晚报 (Yangcheng wanbao).

Wangyoann

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28 février 2012

Trop de déchets en Chine ? / Le port de Shanghai.

     Les déchets liés aux emballages ont connus une augmentation vertigineuse ces dernières années en Chine, raison pour laquelle, les autorités de Shanghai viennent de mettre en place une nouvelle loi pour limiter ces excès. Cette augmentation des emballages s’est traduite, entre autres, par une augmentation des prix des produits. Cet énorme gaspillage coûte très cher aux Chinois, puisque la valeur de ces déchets atteindrait aujourd’hui plus de 400 milliards de yuan, soit plus de 48 milliards d’euros. Il n’est qu’à aller dans les campagnes ou sur les lieux touristiques en Chine, pour s’apercevoir que ce problème n’est pas près d’être résolu, et qu’ainsi, de nombreux endroits sont malheureusement envahis par les déchets.

     La volonté de diminution de ces déchets est contrebalancée par la progression très forte des emballages des produits industriels. Les statistiques du Bureau de la propreté de l’environnement indiquent que chaque année la ville de Shanghai traite plus de 9 millions de tonnes de déchets, sachant que d’après les statistiques de ce même Bureau, la quantité totale de déchets aurait diminué de 5 % par rapport à l’année dernière (cela est bien entendu invérifiable) ; le point le plus important, toutefois, est que les déchets d’emballage non recyclable sont en constante augmentation.

     Mais alors, pourquoi autoriser les industriels à produire toujours plus d’emballages ? Et surtout, pour quelle raison les industriels les multiplient-ils ? Une explication serait la possibilité de montée en gamme que procurent ces emballages plus jolis, plus nobles, puisque ces produits sont présentés de manière élégante et peuvent ainsi être offerts.

     En 2011, le port de Shanghai est devenu le plus grand port à conteneurs du monde avec plus de 30 millions de conteneurs ayant transité par ce port, c'est-à-dire plus de 700 millions de tonnes de marchandises ; une augmentation de plus de 9 % par rapport à 2010. Là encore, les chiffres fournis sont invérifiables ! Si ces chiffres sont corrects, ce serait la première fois qu’un port dépasse ce chiffre de 30 millions de conteneurs transportés.

     Les années à venir ne sont pas vraiment réjouissantes. Nous avons d’un côté un pays qui est le premier pollueur de la planète (imaginons cette pollution dans dix ou vingt ans ?), d’un autre côté une consommation intérieure chinoise aujourd’hui atone et qui, si elle explose dans les années à venir, stimulera il est vrai le PIB du pays, mais alors ce sera une véritable catastrophe écologique pour le pays et le monde, car ces problèmes vitaux sont tout simplement dédaignés par les autorités chinoises. Les difficultés se multiplient en Chine, sans que des réponses concrètes soient proposées à la population.

 

Source : 新民晚报 (Xinmin wanbao)

Wangyoann

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14 février 2012

Le système Beidou bientôt mis en route.

            Le système de navigation par satellite chinois appelé Beidou (北斗) va être mis en route à partir de 2012, il ne couvrira à cette date que la zone asiatique (en théorie), puis en 2020, ce système devrait être complètement opérationnel sur l’ensemble du globe.

            Les premiers essais de ce système de navigation en Chine eurent lieu dès 2000. Aujourd’hui, 10 satellites forment la « constellation » Beidou, le futur concurrent chinois du GPS américain.

            La première fois que les gens ont entendu parler de ce système fut après le tremblement de terre de Wenchuan (dans la province du Sichuan) en 2008. Selon les autorités chinoises, le système de navigation Beidou aurait permis de localiser rapidement les zones les plus touchées. Mais il est impossible de dire si le système est performant ou non, car les seuls à tenir un discours positif sont les dirigeants chinois eux-mêmes ! Une autre application qui semble être opérationnelle aujourd’hui est celle appliquée par les soldats du feu, car lorsque ceux-ci sont au cœur d’un incendie, le système Beidou leur permet, premièrement, d’obtenir une localisation précise. Deuxièmement : recevoir de courts messages d’information ; et enfin, troisièmement, point fondamental qui le différentie du GPS américain, c’est la possibilité d’envoyer, pour des personnes sur le terrain, des messages courts. Le système Beidou semble donc être plus complexe que le GPS.

            Le GPS est sans aucun doute le système de localisation par satellite le plus connu dans le monde. Dès 1994, les 24 satellites couvraient déjà 98 % du globe. Le système russe, GLONASS, semble lui aussi fonctionnel avec ses 20 satellites opérationnels. Galiléo devrait être opérationnel avec 30 satellites dans les années à venir. Beidou sera constitué de 5 satellites en orbite géostationnaire et 30 satellites en orbite moyenne, il sera lui aussi accessible gratuitement, mais il est encore beaucoup trop tôt pour savoir dans quelle mesure il sera effectivement gratuit !

            Certaines régions de Chine vont ainsi s’équiper massivement qui, à l’instar de la province de Hainan (extrême sud de la Chine), devrait installer dans les 2 à 3 années à venir ce système sur plus de 6000 bateaux ; ainsi en cas de problèmes en mer, les marins pourront signaler leur position, envoyer un message pour avertir précisément de leur situation, et enfin recevoir un message des secours.

            En 2020, le système de navigation Beidou devrait couvrir le monde entier ; à ce moment-là, il sera en concurrence avec le GPS, le système GLONASS (russe), et le système européen Galiléo (si les Européens arrivent à le financer !). Les applications futures pour les Chinois seront innombrables : la surveillance des ponts, des barrages ; le système devrait aussi améliorer la gestion des transports, résorber les embouteillages, etc., c'est le beau packaging que souhaitent faire passer les autorités chinoises, mais nous ne sommes pas dupent ! Les utilisations futures de ce système sont en effet réjouissantes, les parents de petits empereurs pourront surveiller les mouvements de leur enfant-roi, et pourquoi ne pousserions-nous pas la surveillance à un degré encore plus profond : la surveillance de toute la population, car qui pourrait en ce cas empêcher les autorités chinoises de fliquer encore davantage sa population ?

             Ces utilisations civiles ne masquent ainsi pas un des aspects extrêmement inquiétants d’une technologie mise entre les mains d’un pouvoir dictatorial comme la Chine, où les militaires ont un pouvoir disproportionné et surtout un pouvoir et une influence qui peuvent être incontrôlables ! Car en Chine, quel pouvoir civil contrôle les militaires ?

 

Source : 新民晚报

Wangyoann

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04 février 2012

Des machines attrape-peluche particulières à Shanghai !

          Un journaliste chinois et des blogueurs ont évoqué cette affaire sur internet, car ce sont des pratiques bien étranges d’un certain monsieur Wang, qui, pour attirer de nouveaux clients de manière originale, s’est finalement attiré l’attention des médias puis des autorités locales. Les machines attrape-peluche de monsieur Wang étaient situées à proximité de plusieurs écoles dans le centre de Shanghai. En fait, ce cher monsieur a eu l’idée, plutôt saugrenue, de remplacer la récompense des enfants lorsque la pince mécanique de l’appareil réussissait à se saisir d’une poupée – du moins dans une machine normale - en en….

          Cette substitution de récompenses avait pour simple but d’attirer les enfants, les adolescents et bien sûr les parents ; les premiers jouaient avec l’appareil, les seconds et les troisièmes profitaient des récompenses données aux enfants lorsque la pince métallique arrivait à saisir l’objet – ce qui ne semble pas évident en Chine, là, c’est un autre problème.

          Malin malin cet entrepreneur qui a fait d’une pierre deux coups en proposant tout simplement des paquets de cigarettes si la pince mécanique arrivait à saisir l’original lot ! Non pas des cigarettes de grand luxe, mais des paquets de cigarettes bon marché qui ne coûtent que 3 à 5 yuan (0,35 à 0,6 euro). Pour une mise de 1 yuan (environ 0,12 euro), les joueurs espéraient ainsi gagner un paquet. Il n'y a pas de petites économies, pourrait-on dire. Mais nous ne savons pas si les joueurs étaient relativement chanceux sur ces machines.  Toutefois, le succès qu’elles rencontraient a fini tout de même par attirer l’attention des autorités.

          Cette méthode innovante pour attirer des clients n’est pas pour plaire aux autorités, au point que les machines « attrape-jouet » de monsieur Wang sont aujourd’hui à l’arrêt. Les patrons des petits commerces aux alentours sont eux aussi étonnés qu’on puisse proposer des paquets de cigarettes à des enfants. Il serait très étonnant que ceux-ci n'aient rien vu !!

          Autre point important, pas moins de trois collèges se trouvent à proximité des appareils, ainsi des jeunes de 15-16-17 ans, déjà accrocs aux cigarettes, ont eux aussi vu là l’occasion de gagner quelques paquets pour un investissement minime.

          Ce commerçant mériterait-il un peu de clémence pour l’originalité de son business ? Mouais, enfin ces pratiques restent quand même illégales, même en Chine !!

 

Source : 新民晚报 (Xinmin wanbao)

Wangyoann

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26 janvier 2012

Plus de citadins que de campagnards en Chine !

            Pour la première fois dans l’histoire de la Chine, le nombre de personnes habitant en ville à dépasser le nombre de personnes habitant à la campagne.

            D’après le « livre bleu sur la société chinoise en 2012 », publié par l’Institut de sociologie de l’Académie des sciences sociales, c’est en 2011 qu’eut lieu cette bascule d’une population urbaine de plus en plus importante - aujourd’hui en France, ce pourcentage de la population qui vit en ville tourne autour de 78 % - c’est dire si le potentiel d’expansion des villes en Chine est encore considérable. Dès aujourd’hui, beaucoup de villes chinoises sont titanesques en superficie, et d’ailleurs il est bien souvent difficile pour les autorités de fournir des chiffres précis sur la superficie de telle ou telle ville ; des chiffres existent bien, mais il est impossible de les confirmer ou de les infirmer, tant ces espaces se développent rapidement et souvent de manière anarchique, de même parce qu’aucunes limites, panneaux ou indicateurs de quelques sortes qu’ils soient ne viennent borner, délimiter ces territoires.

            Prenons quelques exemples pour illustrer ce gigantisme urbain. Pékin s’étendrait sur plus de 16500 km², selon les sources ; Shanghai fait plus de 6500 km² ; Canton s’étale sur plus de 7400 km². Ou alors des villes dites de second ordre, telle que Ningbo qui a une superficie de 9800 km², Nanjing et ses 6600 km², etc. Nous pourrions encore multiplier ces exemples qui montrent à chaque fois des espaces extrêmement vastes, car même si Shanghai est une ville plus petite que Pékin, elle n’en reste pas moins la ville la plus peuplée du pays, elle représente tout de même 62 fois la superficie de Paris intra-muros.

            Même ci cette tendance lourde d’un déplacement de la population vers les villes s’observe depuis de nombreuses années, il ne faut tout de même pas oublier le poids fondamental des campagnes et de la place qu’occupent ces personnes dans l’économie du pays.

            Une autre question se pose quand on évoque les populations urbaines et rurales, c’est la place encore très importante du livret de résidence (Hukou 户口) qui a une fonction particulièrement sécuritaire de contrôle des individus, et qui a encore aujourd’hui un impact très fort dans la vie des gens, plus particulièrement dans la vie des migrants ruraux. Par conséquent, la frontière qui distingue le plus souvent les ruraux des urbains est celle créée par le hukou. Car même si des migrants ruraux ont la possibilité de s’installer dans des grandes villes, leurs conditions de vie sont malheureusement très souvent des plus précaires, puisqu’ils ne peuvent obtenir que des emplois non qualifiés (et selon les villes, bon nombre d’emplois leur sont interdits), mal payés, dépourvus de toute protection sociale ainsi que des logements de fortune. Cette population corvéable à merci est méprisée par les habitants de ces grandes villes, et un slogan aujourd’hui résume parfaitement la manière dont sont perçus ces gens : 要农民工的劳动力不要农民工,要农民的土地不要失地农民 (Nous voulons la force de travail des ouvriers-paysans, nous ne voulons pas des ouvriers-paysans ; nous voulons les terres des paysans, nous ne voulons pas des paysans qui ont perdu leurs terres).

            Pour celles et ceux qui souhaiteraient prolonger la réflexion sur ce sujet, vous pouvez lire le numéro 4 de l’année 2010 de la revue Perspectives chinoises dont le dossier principal s’intitule « Les migrants ruraux : en marge des villes, un pont avec les campagnes ». Un numéro très riche qui examine de nombreuses situations de migrants à travers les disparités du marché du travail, des soins médicaux, etc.

 

Sources : 南方都市报 ; Perspectives chinoises.

Wangyoann

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06 janvier 2012

Vivre dans la pollution à Pékin.

Le numéro (15 décembre) de l’hebdomadaire Nanfang zhoumo 南方周末 titrait ainsi sa nouvelle enquête « 活在灰霾下 » (en pinyin : huo zai huimai xia) : vivre sous la brume sèche. Une enquête qui n’est pas pour nous rassurer sur la pollution en Chine. Elle nous fait plutôt froid dans le dos, alors que Pékin n’est pas la région la plus polluée du pays.

Commençons tout d’abord par quelques chiffres donnés par les journalistes (auteurs de l’enquête) : 41 malades atteints de problèmes respiratoires décèderaient chaque jour dans la capitale, et 59 autres atteints de maladies cardiovasculaires perdraient la vie en raison de la mauvaise qualité de l’air. Nous sommes ainsi à une bonne centaine de décès par jour uniquement due à la pollution, ce qui ferait sur une année plus de 35 000 morts, et ce exclusivement à Pékin !! Étant donné que nous avons une compréhension aujourd’hui un peu plus fine des statistiques à la chinoise, le véritable nombre de décès lié directement à la pollution est sans doute bien supérieur à celui-ci fourni par les autorités de la capitale.

 

Particules fines et moins fines :

Depuis quelques années, l’un des maux les plus graves de la capitale est cette brume sèche qui se forme et qui prend des proportions de plus en plus inquiétantes chaque année, en raison de l’augmentation discontinue de divers polluants, et tout particulièrement des particules en suspension : les particules dites PM10 (Particulate matter) qui ont une dimension inférieure à 10 micromètres. Des particules qui auraient tendance, selon les autorités de la ville, à diminuer depuis quelques années. Mais ce sont surtout les particules PM2,5 (particules inférieures à 2,5 micromètres) qui inquiètent les spécialistes, car elles sont particulièrement dangereuses pour la santé du fait de sa pénétration jusque dans les alvéoles pulmonaires ; les émissions de ces particules en revanche augmentent sans cesse ces dernières années.

 pollution_pekin

Source: 南方周末

Une guerrière féroce :

            En cette mi-décembre 2011, la brume enveloppe toute la capitale, se glissant dans chaque coin de rue, dans chaque véhicule et dans chaque maison. À chacune de ses attaques, de nombreux habitants sont pris par des toussotements, et dans les cas les plus graves, les malades doivent être hospitalisés.

            Depuis plusieurs années, les habitants et les autorités ont été excessivement optimistes envers ce phénomène, et ils ont négligés cet « adversaire » dénommé « brume ou nuage de pollution », un ennemi chargé de particules particulièrement nocives, puisque certaines d’entre elles ne s’arrêtent qu’au niveau du nez, d’autres vers la gorge, et d’autres encore s’immiscent jusque dans les poumons, entraînant chez les malades divers symptômes, et pour les populations les plus fragiles, une aggravation de leur état de santé. Même les professionnels qui étudient ce phénomène ne sont pas protégés, à l’instar du chercheur de l’Université de Pékin (Beida), Guo Song, qui étudie (avec son équipe) depuis 9 ans, dans la capitale chinoise, les particules présentent dans l’air. À chacun de leur déplacement dans les endroits les plus pollués de la capitale, ils ne portent aucun masque de protection.

            À l’opposé, nous avons l’exemple d’un certain Bei Zhicheng qui a pris très tôt conscience de la dangerosité de l’air qu’il respire. Sur un coup de tête, il a décidé d’acheter 7 appareils purificateurs d’air, puis il les a disposés dans son appartement, dans sa voiture et dans son bureau, il a ainsi dépensé plus de 1000 euros pour mieux respirer.

            Un second exemple de personnes qui tentent de se protéger est cette jeune mère de famille qui a un petit garçon d’un an et demi. Chaque matin, elle sort de son appartement pour promener son chien, cette sortie matinale lui sert ainsi à vérifier la qualité de l’air du jour. Après sa promenade, elle va sur des sites internet bien précis tels que celui de Zheng Yuanjie (郑渊洁) ou celui de Pan Shiyi (潘石屹) afin de recueillir des informations sur la qualité de l’air, puis en fonction des indices sur la qualité de l’air, elle décide de sortir ou non son petit garçon. D’ailleurs, ses amis venant de Shenzhen sont toujours étonnés à leur sortie d’avion, et ils lui demandent souvent : « qu’est-ce qui brûle à Pékin » ?

            Ces Chinois qui scrutent ce type d’information, et ceux qui s’équipent en matériels de purification d’air appartiennent, pour la plupart d’entre eux, aux gens qui ont une formation élevée, et qui ont bien entendu des revenus importants. Encore une discrimination entre ceux qui ont de l’argent, qui peuvent ainsi se protéger, et ceux qui n’en ont pas. Pour les plus pessimistes des chasseurs d’air pur, le choix est des plus radical : soit quitter la capitale, soit quitter le pays. Là encore, ce sont des « solutions » qui demandent de larges moyens financiers.

 

Petite prise de conscience tardive :

            Enfin dernier exemple, c’est celui d’un professeur à l’université de Princeton, Steven Q. Andrews, qui réside régulièrement à Pékin et qui en raison d’une trop forte pollution de la ville est obligée de retourner aux États-Unis se « refaire une santé » après un séjour prolongé dans la capitale chinoise. Un jour, lorsqu’il se trouvait à Los Angeles, l’une des villes des États-Unis où l’air est le plus pollué, ce jour-là justement, il y eut un immense incendie de forêt. Il a relevé l’indice de la qualité de l’air à Los Angeles, ce chiffre correspondait à l’indicateur « bonne qualité » de l’air pour la ville de Pékin !! C’est dire le fossé immense qui existe entre les normes chinoises et les normes étrangères dans l’évaluation de la qualité de l’air.

L’ambassade des États-Unis a installé en 2008 à Pékin un capteur pour mesurer la qualité de l’air. Jusqu’en octobre 2011, les résultats de ces mesures n’étaient divulgués que dans un cercle très restreint ; ce n’est que le 22 octobre 2011, grâce au promoteur immobilier Pan Shiyi, que ce chiffre a été mis à la disposition de tous, sur son blog. Un blog qui a tout de même une certaine influence en Chine, puisqu’il aurait plus de 7 millions de fans ! C’est de là que le public a commencé à s’intéresser aux PM2,5.

 

Des statistiques chinoises toujours biaisées !

           En 2006, le professeur Steven Q. Andrews a mené des recherches sur la pollution de l’air à Pékin. En 2008, il fit une découverte surprenante : les autorités de la ville avaient fermé les deux plus importantes stations de contrôle de la qualité de l’air dans le centre-ville ! À la place, ils ont décidé d’installer de nouvelles stations au-delà de la 6e couronne de la banlieue de la capitale !! Par conséquent, les autorités pouvaient se targuer d’avoir enrayé l’augmentation de la pollution, et en effet les indices de pollution diminuaient et le nombre de jours « bleu » augmentait grâce à ce stupide subterfuge. La manœuvre a été répétée à plusieurs reprises sur d’autres stations installées à l’origine près d’endroits très pollués, de nouvelles stations ont été déplacées en banlieue où l’air est de meilleure qualité.

            Le professeur Steven Q. Andrews a visité plus d’une cinquantaine de pays, il dit qu’il n’y a que l’air de la capitale de l’Éthiopie, Addis-Abeba, qui soit aussi pollué que Pékin.

            Depuis quelques années, certains Chinois ont pris conscience de ces problèmes de santé publique. D’autant que la principale difficulté n’est pas d’ordre scientifique, mais c’est une question fortement liée à la loi et surtout à l’application des règlementations en vigueur. Par conséquent, en Chine, il s’agit avant tout d’une question et d’une volonté politique. Pour le moment, le gouvernement chinois ne fait preuve d’aucune volonté pour lutter efficacement contre ces émanations mortelles, et n’oublions pas, par exemple, que les bouchons dans la capitale font régulièrement la une des journaux chinois, peut-être y aurait-il là moyen de diminuer les émissions de particules ?

 

Source : 南方周末

Wangyoann

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29 décembre 2011

Le plus grand complexe d’exposition du monde sera à Shanghai !

            Le projet a été dévoilé dès 2009, où le ministère du Commerce et la ville de Shanghai ont lancé en commun une étude pour la construction d’un immense complexe d’expositions. Le 9 janvier 2011, les parties prenantes au projet ont signé un accord de coopération pour la construction de ce complexe. Enfin, toutes les autorisations de construction ont été obtenues au début du mois de décembre 2011, et la cérémonie d’ouverture des travaux s’est déroulée le 26 décembre en présence des bigs boss de la ville, le maire de la ville de Shanghai, Han Zheng (韩正) et le secrétaire du parti de la ville, Yu Zhengsheng 俞正声, entre autres.

             La surface intérieure de cet immense bâtiment devrait être de 400 000 mètres carrés, et plus de 100 000 mètres carrés d’exposition en extérieur. Si tout se passe sans encombre, la construction devrait s’achever à la fin de l’année 2014. Un projet démesuré qui aura un coût total, d’après les officiels chinois, entre 15 et 20 milliards de yuan, soit entre 1,8 et 2,4 milliards d’euros ; ceci sans compter les détournements, les pots-de-vin et toutes les joyeusetés de la corruption.

            Le Complexe aura la forme originale de quatre feuilles. Ce qui rendra ce complexe unique se sera sans nul doute ses dimensions qui en feront le complexe le plus grand du monde, il équivaudra à 3 fois la taille du nouveau centre d’exposition international de Shanghai qui s’étend sur 125 000 mètres carrés, un centre inauguré fin 2001. Il occupera la première place au monde, juste devant le complexe d’expositions de Hanovre qui propose jusqu’à 490 000 mètres carrés d’expositions.

            Le président du conseil d’administration de la société (à responsabilité limitée) des expositions de Chine, Wang Zhiping, a indiqué que ce nouveau complexe devrait tirer le PIB de la ville d’environ 33 milliards de yuan, soit près de 4 milliards d’euros. Les travaux et la gestion du site permettront, en outre, de faire travailler des dizaines de milliers de personnes.

            Les activités concrètes prévues dans cette immense structure seraient l’organisation de deux cessions annuelles, en été et en hiver, de deux expositions sur la Chine, et des expositions importantes telles que sur l’automobile, l’électronique ou encore sur l’ameublement. Puis d’attirer, dans un second temps, des expositions en provenance de l’étranger.

            Toutefois, l’une des questions que l’on peut se poser devant un projet de cette envergure est : les expositions qui y seront organisées attireront-elles les visiteurs ? A priori oui, puisque la Chine est sous dotée de tel bâtiment capable de créer des expositions, mais aussi capable d’accueillir des foires internationales.

    Shanghai est la ville qui possède le plus de salles d’expositions du pays ; ses sites ont en moyenne un taux de location supérieur à 60 %, bien supérieur aux sites en Chine qui est d’environ 25 %, et également supérieur aux 35 % des complexes d’expositions internationaux.

 expo

Source: 东方早报

 

Sources : 东方早报 (dongfang zaobao) ; 和讯新闻 (Hexun xinwen)

Wangyoann

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07 octobre 2011

Décembre le retour.

Bonjour à toutes et à tous,

 

J'ai été particulièrement occupé ces derniers mois, ce qui m'a obligé, malheureusement, à délaisser mon blog. Mais je reviendrai courant décembre avec des textes tout aussi fort sur cet immense pays que j'aime : la Chine. Mon fil conducteur n'a pas changé d'un pouce (s'il y en a un !), donc si vous souhaitez lire des textes louangeurs sur ces pourris de hauts fonctionnaires chinois, ou si vous escomptez lire des sujets "positifs" envers la Chine tout simplement pour faire plaisir aux "positivistes" béants, autant aller voir ailleurs (de nombreux autres sites vous proposent déjà des dithyrambes endiablés sur le paradis chinois), car vous n'en trouverez aucun sur mon blog.

Je vous dis à bientôt.

 

Wangyoann

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02 avril 2011

Quelques informations cette semaine sur la Chine.

 

Fin de l’aide du Royaume-Uni à la Chine :

            Le Royaume-Uni vient tout juste d’annoncer qu’il arrêtait de verser son aide financière à la Chine. Le dernier plan qui a été mis en place par le gouvernement britannique portait sur les années 2006-2011, arriver à son terme cette année, cette aide financière a tout simplement été supprimée. Le montant total de cette aide au développement durant ces cinq années fut de 105 millions de livres sterling (soit un peu plus de 119 millions d’euros). Depuis les Jeux olympiques de Pékin en 2008, de nombreux pays avaient déjà arrêté, ou diminué leur aide au développement pour la Chine : à l’instar du Japon et de l’Allemagne.

 

Domaine de la construction :

            La Chine est devenue en 2010 le pays qui construit le plus d’habitations ! Le développement fulgurant des constructions et l’envolée du prix de l’immobilier ont permis à la Chine de devenir le premier pays en terme d’investissement dans la construction : des investissements totaux s’élevant à plus de 1000 milliards de dollars (environ 708 milliards d’euros). Les États-Unis sont donc passés à la seconde place avec des investissements de 983 milliards de dollars (environ 695 milliards d’euros). Aujourd’hui, les nouvelles constructions immobilières en Chine représentent 14 % des chantiers mis en route dans le monde. Et ce chiffre devrait atteindre les 20 % à l’horizon 2020. Enfin bon, si la bulle immobilière chinoise actuelle éclate d’ici là, il ne fait aucun doute que le parc immobilier chinois perdra beaucoup de sa valeur, et les chantiers de construction chuteront très fortement.

 

Le nombre de milliardaires chinois en forte hausse !

            Le classement Forbes des plus grandes fortunes de la planète a été publié au début du mois de mars. Une fois encore, le nombre de Chinois milliardaire entrant dans ce classement est en hausse : de 64 en 2010, ils sont 115 en 2011. Le plus fortuné de l’armada chinoise reste de PDG du moteur de recherche chinois Baidu. Les années 2010 et 2011 ont été et seront un bon cru pour les Chinois les plus riches.

 

Source : 凤凰周刊

Wangyoann.

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