Un journaliste chinois et des blogueurs ont évoqué cette affaire sur internet, car ce sont des pratiques bien étranges d’un certain monsieur Wang, qui, pour attirer de nouveaux clients de manière originale, s’est finalement attiré l’attention des médias puis des autorités locales. Les machines attrape-peluche de monsieur Wang étaient situées à proximité de plusieurs écoles dans le centre de Shanghai. En fait, ce cher monsieur a eu l’idée, plutôt saugrenue, de remplacer la récompense des enfants lorsque la pince mécanique de l’appareil réussissait à se saisir d’une poupée – du moins dans une machine normale - en en….

          Cette substitution de récompenses avait pour simple but d’attirer les enfants, les adolescents et bien sûr les parents ; les premiers jouaient avec l’appareil, les seconds et les troisièmes profitaient des récompenses données aux enfants lorsque la pince métallique arrivait à saisir l’objet – ce qui ne semble pas évident en Chine, là, c’est un autre problème.

          Malin malin cet entrepreneur qui a fait d’une pierre deux coups en proposant tout simplement des paquets de cigarettes si la pince mécanique arrivait à saisir l’original lot ! Non pas des cigarettes de grand luxe, mais des paquets de cigarettes bon marché qui ne coûtent que 3 à 5 yuan (0,35 à 0,6 euro). Pour une mise de 1 yuan (environ 0,12 euro), les joueurs espéraient ainsi gagner un paquet. Il n'y a pas de petites économies, pourrait-on dire. Mais nous ne savons pas si les joueurs étaient relativement chanceux sur ces machines.  Toutefois, le succès qu’elles rencontraient a fini tout de même par attirer l’attention des autorités.

          Cette méthode innovante pour attirer des clients n’est pas pour plaire aux autorités, au point que les machines « attrape-jouet » de monsieur Wang sont aujourd’hui à l’arrêt. Les patrons des petits commerces aux alentours sont eux aussi étonnés qu’on puisse proposer des paquets de cigarettes à des enfants. Il serait très étonnant que ceux-ci n'aient rien vu !!

          Autre point important, pas moins de trois collèges se trouvent à proximité des appareils, ainsi des jeunes de 15-16-17 ans, déjà accrocs aux cigarettes, ont eux aussi vu là l’occasion de gagner quelques paquets pour un investissement minime.

          Ce commerçant mériterait-il un peu de clémence pour l’originalité de son business ? Mouais, enfin ces pratiques restent quand même illégales, même en Chine !!

 

Source : 新民晚报 (Xinmin wanbao)

Wangyoann